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Editorial n°2, 2016

  • Juin 15 / 2016
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Editoriaux

Editorial n°2, 2016

Une demande croissante d’expertises de parcours à labelliser pour les séniors et personnes fragilisées nous a amenés à publier à l’avance le N°2 du Bulletin Scientifique de l’année 2016. Comme habituellement, vous pourrez continuer à le consulter sur notre site www.sport-travail-biologie.com avec la synthèse des actions menées par les départements dans le N°2 de la Voix du Fondus en cliquant sur ces liens. Une fois n’étant pas coutume, compte tenu du climat particulièrement délétère et polémique dans lequel se trouve plongé notre pays actuellement, nous avons décidé pour cet éditorial de ne pas en rajouter. Cet espace est donc mis à la disposition de la Direction du Département Recherche qui sollicite dans les lignes qui suivent un avis strictement technique et sémantique :
« La caractérisation d’une « grandeur » ou le traitement d’un « signal » Y dans notre univers en expansion nécessite de les rapporter au temps, d’où la notion de fonction Y = f(t). Sur le plan scientifique, la précision du descriptif peut nécessiter de connaître l’évolution des dérivées de cette fonction, dérivées première, seconde ou de rang n ; mais dans le domaine des sciences de la vie, elle se limite généralement à deux ou trois niveaux au maximum, Y = f(t), sa dérivée première par rapport au temps dY/dt et sa dérivée seconde d²Y /dt².
Si cette remarque parait évidente lorsqu’il s’agit d’appliquer cette caractérisation à une dimension ou une longueur (L dans le système LMT) puisque les notions de vitesse (LT-1) et d’accélération (LT-2) sont devenues banales dans la plupart des sociétés évoluées, il n’en est déjà plus de même lorsqu’on s’adresse à des notions plus complexes faisant intervenir la masse (M). Tel est le cas des grandeurs énergétiques puisque comme nous pouvons le constater ci-dessous la langue française ne possède pas de mot spécifique pour caractériser certaines grandeurs :

 

  1. « Quantité » d’énergie :

    – en physique : « travail »
    – dimension dans le système LMT : L²MT-2
    – en physiologie « endurance » ou aptitude à utiliser et/ou fournir une quantité d’énergie
    – témoins « mécaniques » d’aptitude : capacités anaérobie alactique, lactique, aérobie…
    – témoins « physiologiques » : quantité de réserves lipidiques (totales, disponibles…), glucidiques, protéiques, Phosphocréatine, ATP…

  2. « Débit » d’énergie :

    – en physique : « puissance »
    – dimension dans le système LMT : L²MT-3 dérivée première du travail/temps
    – en physiologie « puissance » ou aptitude à utiliser et/ou fournir un débit d’énergie
    – témoins « mécaniques »: puissance anaérobie, aérobie maximale, de transition aéro-anaérobie ou à l’équilibre lactate, de récupération optimale….
    – témoins « physiologiques » : dépense énergétique anaérobie, aérobie maximale, de transition, de récupération optimale, de repos, de métabolisme de base …

  3. « Changement de débit » d’énergie :

    – dimension dans le système LMT : L²MT-4 dérivée première du débit/temps ou seconde du travail/temps
    – en physique : « transmission » MT-3, « conductibilité » LMT-3, mais pas de mot spécifique pour L²MT-4
    – en physiologie : pas de mot spécifique pour caractériser cette grandeur
    – témoins « physiologiques » : constantes de temps des cinétiques métaboliques d’hydrolyse (Phosphocréatine, glycolyse lactique, glycolyse aérobie, lipolyse…), et cinétiques de transferts inter-espaces liquidiens…

L’utilisation de périphrases à la place de termes de définition précise est un facteur de ralentissement de la recherche en général, du développement des connaissances et de la transmission du savoir. Nous suggérons donc qu’à l’image du triptyque longueur-vitesse-accélération un terme caractérisant une variation de puissance et donc l’aptitude à changer de débit énergétique puisse venir combler la lacune du triptyque bancal travail-puissance-« changement de débit d’énergie ».
Si vous trouvez mieux que les propositions actuelles faites par le CSE (« enertrans », « cinétance », « enercinose », « powerchanging ») ou les dernières suggestions « nerpliance », « réactance », « surpliance », « surnergeance », « overnergie », quelle que soit la langue utilisée, n’hésitez donc pas à nous en faire part.

Nous vous remercions de bien vouloir nous faire part de vos suggestions.

Le Comité Directeur.

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