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Charte Expertise « Performance et Santé »

  • Juil 03 / 2016
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Charte Expertise « Performance et Santé »

Pratique sportive et suivi biomédical : 2 nécessités complémentaires

La pratique physique est une nécessité biomédicale dans le développement et le maintien du potentiel génétique individuel:

  • Nécessité pour l’équilibre psycho-affectif et intellectuel.
  • Nécessité dans la conservation d’une indépendance motrice individuelle jusqu’à un âge avancé.
  • Nécessité dans la prévention de nombreuses affections cardio-circulatoires, respiratoires et métaboliques, liées à la sédentarisation de nos sociétés industrialisées.
  • Nécessité dans le traitement et la rééducation de nombreuses pathologies….

Mais la pratique physique ne présente cette longue liste d’avantages que lorsqu’elle est parfaitement et individuellement adaptée au niveau d’aptitude du sujet concerné.

La visite d’aptitude à une pratique sportive est la première étape de la démarche d’apprentissage voire de découverte de son propre potentiel physiologique nécessaire à la réalisation de cette adéquation.
Cette visite reste malheureusement considérée en France comme une obligation ennuyeuse et inutile…sauf quand il est trop tard et que l’incident ou l’accident ne sont venus ruiner temporairement ou définitivement le simple plaisir de la pratique ou l’évolution de la carrière professionnelle ou sportive.

Cette négligence est l’un des moteurs essentiels des excès inverses qui conduiront secondairement aux dépendances de la sur-médicalisation, des excès thérapeutiques, du dopage et des toxicomanies.

De la visite d’inaptitude au bilan d’aptitude : un suivi adapté aux besoins

L’aptitude physique d’un individu est la résultante d’un potentiel génétique inné dont l’expression sera étroitement dépendante des expériences auxquelles il sera soumis. Les incidents ou accidents liés à la pratique sportive sont la résultante d’une inadéquation entre aptitude individuelle et contrainte liée à l’activité.

Il existe donc deux grands groupes de circonstances pouvant conduire à un risque d’inadéquation majeure:

  • Les réductions d’aptitudes pathologiques, génétiques ou acquises, liées en particulier à une affection d’origine neuro-endocrinienne ou cardio-respiratoire.
  • L’augmentation des contraintes physiques ou environnementales et en particulier les surcharges liées aux stages, à l’entraînement précompétitif et aux compétitions ainsi que les milieux à risque ou milieux hostiles.

Les affections problématiques sont celles qui se traduisent sur le plan psychique et/ou organique par une dysrégulation affectant la conscience et le contrôle moteur de façon permanente ou aléatoire, syncope, malaise, comitialité, troubles cardio-respiratoires, tensionnels, rythmiques, bronchospasme, médicaments neurotropes, dopage,…d’autant plus que le milieu présente un risque majeur immédiat de noyade, milieu aquatique, de chute, milieu aérien et montagne, de percussion, sports mécaniques..etc.

Certaines affections pouvant cependant bénéficier d’un effet thérapeutique lié à l’activité, il peut être envisagé d’en conseiller la pratique sous réserve que les principaux acteurs impliqués par cette activité soient pleinement conscients des risques encourus pour eux-mêmes et leurs partenaires sportifs et institutionnels.

Ces remarques conduisent donc naturellement à respecter quelques règles fondamentales dont les trois principales sont rappelées ci-après :

  • Rejeter systématiquement et sans détour les visites et/ou certificats médicaux de complaisance.
  • Réserver la traditionnelle visite de non contre-indication à la pratique sportive (susceptible de ne mettre en évidence qu’un nombre limité d’inaptitudes et d’affections cliniquement décelables au repos sans examen spécialisé) à la pratique de loisir en-dehors des milieux à risque.
  • Compléter cette visite par un bilan d’aptitude médico-physiologique spécialisé comportant au minimum une épreuve fonctionnelle permettant de juger simultanément de l’absence d’inaptitudes en cours d’activité et quantifier l’aptitude bioénergétique chimique et mécanique dès qu’un personnel d’encadrement technique prend la responsabilité de conseiller ou de diriger des séances d’entraînement, des stages et des compétitions.

C’est grâce à l’acceptation, à la promotion et à la défense d’une telle éthique que les membres de l’ASTB, acteurs sportifs, encadrement technique et partenaires biomédicaux ont pu conjuguer leurs efforts pour optimiser individuellement performance et santé.

Cette éthique dont fait sienne tout membre de l’ASTB engage mutuellement la responsabilité des trois partenaires essentiels impliqués par la pratique sportive: le Sportif et, s’il est mineur, son responsable juridique, le responsable Technique chargé de l’encadrement de la pratique, et le responsable Biomédical chargé du bilan et du suivi de l’aptitude.

Les termes fondamentaux de ce contrat moral que tout un chacun, même non adhérent à l’ASTB, devrait respecter, sont rappelés dans les deux contrats type proposés : le contrat « SEM » entre Sportif, Entraîneur et Médecin et le contrat « MSM » entre Médecin, Sénior et Moniteur pour les Séniors et les personnes fragilisées.

Deux étapes complémentaires permettent de conduire à la réalisation d’une bonne adéquation entre les contraintes physiques ou sportives que vous envisagez et votre potentiel physiologique:

  •  la visite d’inaptitude ou visite traditionnelle de non contre-indication à une pratique
  • le bilan d’aptitude ou expertise spécialisée pour évaluation, suivi et conseil pour une pratique.

La visite d’inaptitude ou de non contre-indication à la pratique sportive

Quel objectif ?

Essentiellement faire le bilan des principales affections susceptibles de rendre dangereuse une pratique physique. Il s’agit donc d’une démarche diagnostique de détection ponctuelle des anomalies concernant les appareils et principales fonctions sollicités par tout exercice physique et susceptibles de s’accompagner d’une inaptitude.

Comment et par qui ?

Votre médecin de famille comme tous les médecins généralistes peut réaliser cette visite générale et juger de l’opportunité, en cas de doute et/ou en fonction de vos antécédents médicaux, d’examens de spécialités médicales par exemple neuro-endocrinologie, cardiologie, pneumologie, traumatologie…

Cette visite est l’occasion de mettre à jour votre dossier médical, et de le compléter par un certificat de non contre-indication à la pratique physique ou sportive et par la fiche d’entretien ASTB nécessaire à l’étape suivante.

Ceci sensibilisera votre médecin au suivi médico-physiologique qui va se mettre en place et dont il peut être un acteur privilégié.

Quelle participation personnelle ?

La mise en place d’un véritable suivi médico-physiologique de l’aptitude outre le recueil et le classement soigneux des documents précédents et de ceux qui suivront nécessite une implication et un engagement personnels évidents, en particulier une compréhension et une appropriation souhaitables des résultats et des bilans réalisés.

Il vous sera indispensable entre autre de connaître et de suivre l’évolution de quelques variables biologiques fondamentales et simples comme votre poids ou vos fréquences cardiaques de repos et maximale et donc d’acquérir les techniques simples permettant de les mesurer.

 

En pratique et en résumé
  • Mettre à jour et compléter le DOSSIER MEDICAL individuel
  • Remplir la Fiche d’entretien ASTB d’antécédents pathologiques et physiologiques
  • Délivrer le Certificat de Non Contre-Indication à la pratique physique ou sportive

 

Le bilan d’aptitude ou expertise spécialisée et indication à la pratique physique

Quel objectif ?

Au-delà de la démarche diagnostique poussée qu’autorise l’analyse de l’adaptation physiologique à l’exercice, il s’agit essentiellement de caractériser votre potentiel physiologique afin de mettre en adéquation optimale et sans danger la pratique envisagée avec votre aptitude.

Il s’agit donc d’une démarche d’évaluation des principaux témoins caractéristiques de l’aptitude individuelle couplée à une démarche de suivi longitudinal et de conseil.

Comment et par qui ?

Les plateaux techniques recommandés par les Ministères de la Jeunesse et des Sports et de la Santé ou la Commission Médicale du Comité International Olympique qui respectent les conseils de sécurité et de technicité édictés par l’ASTB, qui se soumettent à expertise et audit de son Comité Scientifique et d’Ethique et qui suivent les bonnes règles en matière de détermination et de suivi de l’aptitude physique et vous font bénéficier du dossier électronique APTEVAL.

En fonction de votre dossier médical l’épreuve fonctionnelle sera réalisée sur bicyclette ergométrique ou sur ergomètre spécifique.
N’omettez donc pas de vous munir de votre dossier médical, de vos vêtements et chaussures de sport et de vos affaires de toilette.

Quelle participation personnelle ?

La mise en place d’un véritable suivi médico-physiologique de l’aptitude dans le cadre de l’Association Sport Travail Biologie nécessite que vous réalisiez à l’issue de votre bilan de laboratoire un test de terrain simple soit à titre personnel soit en vous faisant aider par un responsable technique en cas de pratique encadrée. Ce test peut servir d’échauffement à l’activité choisie et vous pourrez le renouveler jusqu’à 6 fois durant l’année qui suit.

Une fiche navette de protocole de test adaptée individuellement en fonction des résultats du bilan d’aptitude vous sera délivrée.
Vous y porterez les quelques valeurs numériques enregistrées en situation et la retournerez au centre d’expertise pour exploitation immédiate.
Les résultats concernant l’évolution de l’aptitude bioénergétique et les conseils d’activité qui en découlent vous seront renvoyés par retour.

 

En pratique et résumé
  • Transmission du DOSSIER MEDICAL individuel complété
    Fiche d’entretien ASTB d’antécédents pathologiques et physiologiques
    Certificat de Non Contre-Indication à la pratique physique ou sportive
  • Mise en place du dossier APTEVAL d’évaluation et suivi
    restituer une fiche d’Evaluation synthèse du bilan d’aptitude initial
    restituer une fiche navette de Suivi pour les six tests du bilan longitudinal

 

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