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Charte Enseignement « Performance et Santé »

  • Juil 03 / 2016
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Charte Enseignement « Performance et Santé »

Compte tenu d’une absence de culture de base concernant les rudiments de physiologie permettant à chacun de connaître et de valoriser son aptitude physique dès le plus jeune âge, l’homme actif se retrouve prisonnier comme en d’autres domaines d’un système pervers dont les motivations, argent, pouvoir… n’ont généralement plus rien à voir avec la santé et les performances durables de l’individu et donc de la société dont il fait partie. Les annonces « publicitaires » ou « politiciennes » concernant l’allongement de la vie masquent mal une augmentation considérable des pathologies individuelles de nos sociétés industrialisées et sédentarisées, maladies psychiatriques, cardio-vasculaires, respiratoires, métaboliques, dégénératives, toxiques, traumatiques, infectieuses… ; ces tentatives de camouflage sont encore plus vaines et plus dangereuses vis à vis des catastrophes sanitaires provoquées par la concentration du pouvoir et de l’énergie qui ne cessent de s’accroître en nombre et en intensité. Les milliardaires du sport « spectacle », qu’ils soient acteurs, organisateurs, dopeurs, manageurs…, tuent non seulement à petit feu les valeurs biologiques et psychologiques de l’activité physique saine en piétinant l’adage « mens sana in corpore sano », mais détournent presque complètement à leur profit les rares finances et les rares énergies qui alimentaient encore il y a trente ans sport de masse, prévention, évaluation et suivi médico-physiologique.

L’éducation individuelle et collective dès le plus jeune âge portant sur les facteurs de l’aptitude et de la santé, les performances durables, l’évaluation et le suivi physiologique, éducation abandonnée par les pouvoirs en place, apparaît aujourd’hui comme le seul moyen valable et sérieux de limiter à long terme les dépenses de la médecine de soins. Il est donc du devoir de tous les membres de l’ASTB, acteurs professionnels ou sportifs pratiquant des activités physiques dans le cadre du travail professionnel, de l’enseignement scolaire et universitaire, du sport, des investigations scientifiques, de la médecine, des arts et des loisirs (APTESIMAL), mais aussi personnels encadrant les collectivités correspondantes, enseignants, chercheurs, entraîneurs, scientifiques, médecins…, non seulement de se former à titre personnel dans ce domaine, mais aussi de transmettre leur savoir aux personnes et en particulier aux jeunes dont ils ont la responsabilité.

C’est dans cette optique que dans la « charte performance et santé » traitant des bonnes manières en matière d’évaluation et de suivi sur les plateaux techniques agréés, l’importance d’une obligation d’éducation a été mentionnée dans les rubriques expertise et matériel. Cet engagement devrait se traduire par une amélioration considérable des méthodes et matériels d’évaluation et des modalités de restitution des résultats :

  •  abandon des tests inutiles ou sans intérêt en laboratoire, par exemple des déterminations de faux °VO2 max, utilisant des matériels inadaptés, à circuit fermé, à quotient respiratoire fixe, sans analyse ni annonce du seul véritable critère d’atteinte de °VO2max à savoir le plafonnement de °VO2, remplacé par des critères indirects d’orientation sans aucune fiabilité ; abandon des déterminations de transition aéro-anaérobie en laboratoire, non spécifiques, utilisant des protocoles triangulaires dont les modalités influencent directement le résultat, nécessitant des prélèvements itératifs et des dosages coûteux…
  •  transmission en temps réel, au sujet réalisant un test d’aptitude, des informations numériques essentielles concernant l’évolution de son adaptation cardio-circulatoire, respiratoire et métabolique : cette transmission orale et/ou vidéo grâce à une projection sur écran placé en face du sujet, est le premier biofeedback essentiel dans l’intégration et l’appropriation des connaissances par le sujet testé ; elle permet en particulier de commencer à calibrer les sensations subjectives locales et générales par rapport aux adaptations biologiques essentielles, rythme respiratoire et surtout rythme cardiaque, qui seront ensuite les outils essentiels de suivi sur le terrain.
  • restitution immédiate des résultats concernant le test, de son intérêt, de sa validité scientifique, de ses limites et des conséquences directes sur la planification de l’activité, de l’entraînement et sur les objectifs de performance : cette transmission orale ou audio-visuelle se complète d’une fiche de résultats laissée au patient qui lui permettra de revoir à volonté les éléments qui l’intéressent et de retrouver les coordonnées, adresse, téléphone et mail de l’examinateur, ainsi que celles du plateau technique et du site ASTB, afin de traiter des questions complémentaires qui pourraient se poser.

Ces éléments réservés aux seuls adhérents ASTB doit se compléter d’une diffusion plus large des connaissances scientifiques validées sous une forme accessible au plus grand nombre tout en conservant une qualité scientifique irréprochable : ce travail de vulgarisation scientifique, beaucoup plus délicat qu’un simple travail de publication auprès d’une société savante, doit intégrer et éliminer les distorsions et interprétations habituelles que l’absence d’éducation en ce domaine ou la déculturation médiatique et politique grandissantes véhiculent malheureusement de façon habituelle. Dans un même esprit, si l’utilisation de langues étrangères n’est pas interdite, il est bien évidemment préférable en première intention d’utiliser la langue maternelle des lecteurs et auditeurs auxquels on s’adresse, et donc, en France d’utiliser la langue française dont la finesse et la richesse permettent par ailleurs beaucoup mieux que la langue anglaise par exemple de transmettre des informations de qualité. En attendant que les pouvoirs en place ne se décident à intégrer dans les programmes scolaires « performance et santé » ou ne créent une filière spécifique d’éducateurs susceptibles d’intervenir au moins dans tous les domaines critiques de la prise en charge des inaptes délaissés, personnes âgées, handicapées, en post-hospitalisation, voire en post-rééducation…, ces informations peuvent être véhiculées soit par internet via un site comme www.sport-travail-biologie.com, soit au travers d’une lettre ou d’un Bulletin comme celui de l’ASTB, soit par oral ou conférence dans toutes les formations touchant de près ou de loin la bioénergétique humaine : ergonomie, entraînement, médecine, pharmacie, sciences et techniques des activités physiques et sportives, biologie, génie biologique et médical…. L’idéal, on peut rêver, serait enfin que les « bergers » que sont nos décideurs, qui sont censés s’intéresser aux individus qui leur donnent richesse et pouvoir, soient dans l’obligation d’acquérir les connaissances biologiques minimales concernant l’art et la manière d’entretenir de façon durable performance et santé du « troupeau » qui les fait vivre.

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